Le recours à des synonymes dans les contenus se fait de plus en plus. Cette pratique s’est vulgarisée depuis que les algorithmes, ceux de Google notamment, ont compris la synonymie. La création de contenus peut intégrer des mots ayant la même signification ou une valeur similaire pour enrichir la sémantique. Cette possibilité élargit le champ d’indexation et de visibilité, le content spining réduisant la qualité des textes produits.
Les synonymes intègrent le content marketing
L’avancée technologique a pour objectif d’améliorer jour après jour les expériences sur le Web. La qualité d’un contenu se mesurait auparavant à la récurrence d’un mot clé pour se positionner sur Google. Plus les termes se répétaient, plus la page avait des chances d’être référencée parmi les SERP. Plus tard, les contenus se révélaient les mêmes tandis que le vocabulaire était visiblement restreint.
La machine learning est une grande révolution dans la stratégie SEO et surtout la création de contenu. Aussi, les mots et expressions sont désormais considérés dans leur contexte. Autrement dit, une agence de rédaction peut désigner une agence de marketing content. En ce sens, lorsqu’ils sont « compris » dans leur situation, les synonymes sont pris en compte dans les analyses. Ils peuvent ainsi générer du trafic dans les requêtes.
Le traitement des contenus dans leur situation syntaxique apparaît comme une révolution dans le référencement. Effectivement, les variantes de mots clés sont d’excellentes alternatives pour optimiser les articles. Ceux-ci sont plus diversifiés, enrichis tout en proposant des informations pertinentes et moins répétitives. Plusieurs techniques facilitent notamment la compréhension des synonymes comme le word embeding ou le machine learning.
En outre, l’essor de la recherche vocale a modifié les paramètres de recherche. De nombreux assistants ont été développés pour libérer les internautes de lancer une requête écrite dans la barre de recherche. Par conséquent, Siri, Google Home ou Alexa sont plutôt des moteurs de réponses et non de recherche.
Ils sont d’abord répertoriés avant leur utilisation
L’intégration des synonymes dans un contenu nécessite une procédure précise pour que les termes soient considérés. Les contenus traitent un sujet particulier et le champ lexical de cette thématique est exploité pour éviter la répétition. Il convient ainsi d’inventorier au préalable des phrases-clés. Le mot-clé principal sert de noyau pour ensuite dresser toutes les ramifications possibles de termes correspondants. L’enjeu est toutefois de dresser une liste de mots pertinents et qui désignent effectivement la même signification. Par exemple, le terme « cantatrice » peut référer à prima, chanteuse ou diva. Dans la même logique, le mot « coût » aura des alternatives comme budget, estimation, tarif, prix, etc.
Le travail de listing consiste à recenser les variantes possibles et à les intégrer à la place du mot clé principal. Néanmoins, ce dernier n’est pas substitué par les synonymes. Le référencement de base sera toujours axé sur le mot clé primaire, à intégrer idéalement dans des passages stratégiques. Il s’agit ici des zones comme le titre, le début de paragraphe ou les sous-titres.
Le netlinking et maillage interne sont stratégiques
Bien qu’ils ne remplacent pas intégralement le mot clé principal, les synonymes ont un impact majeur dans le référencement. Leur rôle est d’éviter la répétition et par la même occasion de prévenir les pénalités des moteurs de recherche. En effet, la suroptimisation est une pratique dénoncée, voire sanctionnée par les algorithmes de Google. Les champs lexicaux interviennent à ce niveau pour permettre l’insertion des ancres à partir des termes ayant les mêmes significations.
Le maillage interne fait partie intégrante des aspects scrutés par Google dans son processus d’indexation et de classement. L’utilisation d’une correspondance exacte pour rediriger vers un lien ou une page n’est pas cautionnée. Aussi, placer des ancres de lien sur des synonymes s’est révélé la meilleure alternative. Par exemple, « optimisation SEO » convient pour pointer vers une page sur le « référencement naturel ». Intégrer les synonymes dans le maillage interne consiste à relier des contenus traitant les mêmes thématiques, mais abordées différemment. L’objectif de cette stratégie est de guider Google sur le site en basculant de page en page pour les cartographier. Là encore, il est essentiel de veiller à la pertinence des ancres et des liens intégrés. Les clusters thématiques se sont avérés une technique efficace pour bien se positionner.
Le netlinking a fait ses preuves dans l’optimisation SEO et y intégrer l’approche de la synonymie est tout aussi intéressante. Le principe reste le même que pour le maillage interne. Les avantages sont également au même degré ainsi que les enjeux. Dans les liens de retour, communément appelés backlinks, les ancres doivent correspondre au mot clé principal ou à son synonyme. L’off-site étant une branche capitale du référencement, l’optimisation sous cet angle est primordiale.
L’optimisation avec synonymes s’apprend
Tous les synonymes ne se valent pas, surtout que les degrés de signification varient d’un contexte à l’autre. Optimiser son contenu en appliquant la technique des synonymes nécessite ainsi une méthode précise. La lisibilité du texte risque d’être affectée si les termes utilisés ne correspondent pas réellement au sens du mot clé principal. La compréhension du système exige de la patience et surtout de la pratique.
De son côté, l’apprentissage de Google sur la synonymie se fait doucement, car aucune base de données spécifique n’existe. Par ailleurs, la traduction est également problématique dans la mesure où les sens sont sensiblement variables d’une langue à l’autre. À ce niveau, l’emploi des synonymes nécessite davantage de compétences. Par conséquent, pour savoir utiliser les termes exacts dans ses contenus, il convient de penser « utilisateur ». Autrement dit, il faut se référer à la cible, à son langage et à son comportement de recherche. Les questions à se poser concernent entre autres l’orthographe d’un mot, les informations recherchées ou les intérêts de la visite. Les internautes et les concepteurs de contenus peuvent effectivement ne pas avoir les mêmes synonymes en tête. Le défi est ainsi de coïncider les deux versions pour que la requête fasse apparaître les pages.
L’autorisation de l’utilisation des synonymes dans un contenu fait évoluer la rédaction de celui-ci. Néanmoins, plusieurs critères sont à considérer pour que les termes employés soient au même niveau que le mot clé principal.

